Arnaud Canizarès a obtenu son baccalauréat scientifique à Toulouse en 2004. À l’époque, il hésite entre le monde du cinéma d’animation et l’ingénierie.

Finalement, il opte pour la première option et intègre une Mise à niveau en Arts appliqués (MANAA) à La Souterraine, en Creuse.

Il y découvre avec joie le design graphique. Il décide alors de passer l’examen d’entrée pour l’Institut d’Arts visuels d’Orléans (IAV), aujourd’hui renommé École supérieure de l’Art et du design (ESAD).

C’est là qu’il commence à se former à la photographie, aux logiciels de post-production et de mise en page. Il y améliore aussi ses compétences en dessin d’observation et pratique la peinture, en parallèle, chez lui. Il obtient son Diplôme National d’Arts Plastiques (DNAP) en 2008.

Il commence à entrevoir la réalité du métier de graphiste. Ne désirant pas passer sa vie devant un écran d’ordinateur à se plier aux nécessités du marché, il se dirige vers les Beaux-Arts.

Il part alors suivre des cours dans la plus importante école d’Art d’Italie, à l’Academia di Belle Arti di Brera di Milano. En 2011, il obtient brillamment son master Diploma di Pittura di Secondo livello – avec comme sujet de mémoire, « La misère du monde, l’Art et l’Utopie ». Il présente un travail photographique de mise en scène revisitant les peintures de maîtres de la Renaissance et du Baroque.

Avide de découvertes, il part ensuite vivre à Berlin, l’une des deux capitales européennes de l’Art contemporain. Il y suit des cours libres aux Beaux-Arts (Universität der Kunste), développe des activités artistiques lucratives et prépare par correspondance l’Agrégation d’Arts plastiques qu’il obtient en 2014.

Aujourd’hui, Arnaud Canizarès mène trois activités de front. Il est artiste et multiplie ses expositions dans plusieurs pays.

      Je suis artiste car j’ai goûté pendant trop d’années à ce que représente le fait d’être face à la liberté la plus totale dans la création. Etre face au monde, savoir que l’on peut créer ce que l’on veut, c’est fantastique ! C’est pour moi un point de non-retour : tant que j’en aurai la possibilité, je créerai.

portrait

      Donner l’illusion de la réalité avec quelques traits et en percer sa profondeur est l’un des aspects les plus passionnants en peinture à mes yeux.

Il est aussi professeur dans un établissement spécialisé avec des classes de collégiens et lycéens en difficulté, souffrant de déficiences cognitives légères et de dérèglements comportementaux dus à leur situation sociale précaire.

Enfin, il est le fondateur d’un projet de création de centre mondial d’éducation citoyenne par l’image : AWA – World Center of Education for awareness and sustainability.

      Le monde est à la fois merveilleux et horrible. Je pense que mener correctement sa vie c’est jouir de ses merveilles et travailler contre sa misère.

Les 35 heures, Arnaud ne connait pas. Il vit à cent à l’heure, a peu de temps libre mais en trouve toujours pour ce qu’il considère comme essentiel : les relations humaines.

Claire Colletaz, trésorière d’AWA